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19 août 2016

S’il se met à pleuvoir...

S’il se met à pleuvoir...

 

 

 

S’il se met à pleuvoir, alors je sortirai

nu dans mon habit noir et seul je marcherai,

j’irai le vent de face et sans me retourner

je resterai de glace et les cheveux trempés.

Quoi de plus agréable que la déchéance

de rester à la pluie en toute conscience

et de mouiller sa peau de la liqueur astrale,

de prendre au grès des eaux la douche cérébrale.

S’il pleut plus fort encor, si le vent bat en plein,

me dénudant le corps je lèverai les mains

offrant un rituel aux ondes féeriques,

j’adorerai ce ciel aux rythmes anarchiques.

Quoi de plus vivifiant que de laver ses sens

à la fureur du vent en toute confiance

et de noyer sa haine où les autres ne vont,

épongeant leur migraine au fond de leur maison.

21/06/98

14 août 2016

Pieds Nus

Pieds Nus

 

Je découvris un jour en ôtant mes chaussures

Dix prisonniers du cuir, privés de la nature.

Leur donnant tour à tour un soupçon d'exercice,

Je pus comprendre enfin leur terrible supplice :

Le gros craquait, les trois du centre étaient complices,

Le plus petit était donné en sacrifice,

Prenant la crampe au moindre mouvement.

C'est sûr je marcherai pieds nus dorénavant.

23:08 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

13 août 2016

3ème Fêtes de la Transition : Faire Soi-Même Ensemble

epinal, fête de la transition, château, kermesse, faire soi-même, faire ensemble

10 août 2016

En Regardant un Soir

En regardant un soir

mes lignes de la main,

j’eus l’idée dérisoire

d’embellir le dessin,

je me voyais déjà

sectionner d’un trait fin

mon poignet, comme ça

souligner mon destin.

Mais il n’est pas normal

de mourir à vingt ans,

il serait plus banal

de conserver mon sang

pour donner mon amour

en mari ou amant,

pour pouvoir à mon tour

éduquer des enfants.

Quant à tous les lecteurs

qui aux premiers quatrains

ont reconnu l’horreur

de leur propre déclin,

je leur propose eux-mêmes

de faire ce serment

d’esquisser un sourire

dans les pires moments

et d’essuyer d’un rire

les larmes du présent.

Ils seront alors libres,

épanouis et vivants.

Moi j’ai choisi de vivre,

peut-être à dans dix ans...

31/01/98

20:26 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05 août 2016

Saurais-tu me mener à ta forêt sauvage

Saurais-tu me mener à ta forêt sauvage

Ou simplement parfois daigner m’y inviter,

Tu es en cet endroit l’unique paysage

Qui saurait activer ma curiosité.

 

Saurais-tu quand mon corps est vidé de sa flamme

Et qu’il fond en torpeur, cadavre anesthésié,

De ta grave, suave et douce voix de femme

Titiller mon cerveau hors de son oreiller.

 

Saurais-tu quand mon cœur broie le plus sombre noir

Allumer la bougie de mon amour soufflée

Et réchauffer un peu le si frisquet manoir

Qu’est ma tête apathique où sombrent mes idées.

 

Saurais-tu quand mon âme, au Léthé, du poison

Qu’est ce monde cruel s’est sans cesse abreuvée,

A mes sens évanouis redonner l’illusion

De vivre encore un peu dans un conte de fées.

 

Saurais-tu quand ma vie n’est plus qu’une prison

Dont tu es les barreaux et moi le prisonnier,

Pour m’évader enfin vers d’autres horizons

T’effacer tel l’hiver au réveil printanier.

21/07/98

22:02 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : forêt, flamme, lethé, prison | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27 juin 2016

Quatrains perdus I

Cebélénos, vosges, soleil, course, sources, oiseaux matin, le soleil avait repris sa course

Et les oiseaux chantaient encore,

Comme avant les eaux coulaient, limpides, aux sources

Toujours, tout était en accord.

 

12:50 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bélénos, vosges, soleil, course, sources, oiseaux | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19 juin 2016

Mon Assonance

Quand le vent de loin dévale

Sans silence et sans entrave

Du haut de son grand nuage,

Quand druement sème la grêle

Sur nos têtes et nos rêves

De douceur et fines neiges,

Quand la tempête est virile

Plus qu’une salve d’ogive

Et que le tonnerre exige

Que plie et pleure le saule

Et qu’au fond de vos alcôves

Vous buviez verveine et sauge.

Moi j’apprête ma virgule,

Savourant la froide étuve

Qu’est ce délicieux déluge.



Julien Perrin, août 1998

00:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : assonance, druement, pluie, grele, sauge, saule, virgule, étuve, ogive, virile | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook