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16 mai 2016

Ô, Vôsges

Ô, Vôsges

 

Ô, Vôsges maternelles

Ô, Vôsges naturelles

Ô, Vôsges éternelles

Ô, Vôsges et brimbelles

Je voudrais tant oser

un culte Vous vouer.

 

A Vos rondeurs exquises,

à Vos claires vallées,

Vos pluies intempestives,

Vos automnes dorés,

c’est à dame Nature

que l’on doit Vos beautés,

et dans la démesure

j’en viens à Vous aimer.

 

C’est au creux de Vos reins

que je naquis un jour

et c’est entre Vos seins

que j’ai appris l’amour.

Ô, immortelles mères

qui m’ont tant consolé,

c’est dans Vos jupons verts

que j’aimais à pleurer.

 

Ma Moselotte lasse

où enfant j’ai baigné

est aujourd’hui hélas

un ruisseau pollué,

il coule du bitume

sur Vos vertes vallées

bien plus que de coutume

l’hiver peut enneiger.

 

Aux chants de Vos oiseaux,

A Vos goûteux bluets,

Votre foncé manteau,

l’odeur de Vos forêts,

à la douceur du vent,

je voudrais trop oser

tant qu’il est encor temps

un culte leur vouer.

 

Et n’en déplaise aux gens

que je Vous circonflexe,

je veux dorénavant

Vous aimer sans complexes.

 

Julien Perrin, 1998

17:22 Publié dans Pensée du Jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vosges, poèsie, poème, culte, barde, brimbelles | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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