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05 août 2016

Saurais-tu me mener à ta forêt sauvage

Saurais-tu me mener à ta forêt sauvage

Ou simplement parfois daigner m’y inviter,

Tu es en cet endroit l’unique paysage

Qui saurait activer ma curiosité.

 

Saurais-tu quand mon corps est vidé de sa flamme

Et qu’il fond en torpeur, cadavre anesthésié,

De ta grave, suave et douce voix de femme

Titiller mon cerveau hors de son oreiller.

 

Saurais-tu quand mon cœur broie le plus sombre noir

Allumer la bougie de mon amour soufflée

Et réchauffer un peu le si frisquet manoir

Qu’est ma tête apathique où sombrent mes idées.

 

Saurais-tu quand mon âme, au Léthé, du poison

Qu’est ce monde cruel s’est sans cesse abreuvée,

A mes sens évanouis redonner l’illusion

De vivre encore un peu dans un conte de fées.

 

Saurais-tu quand ma vie n’est plus qu’une prison

Dont tu es les barreaux et moi le prisonnier,

Pour m’évader enfin vers d’autres horizons

T’effacer tel l’hiver au réveil printanier.

21/07/98

22:02 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : forêt, flamme, lethé, prison | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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